Actus

17/08/2017

8ème - EMBRUNMAN... C'est magique. J'apprécie le moment.

posté à 17h16 dans "News course"

Salut les Nines,

il y a eu un jour pas tout à fait comme les autres ce 15 août... Parce que c'était ferié. Et qui dit jour ferié dit "jour de course"... Et qui dit "jour de course" dit... Non... Ne dit rien…
Rien, mais alors rien du tout Nine... parce que celui-ci de jour ferrié, et bah.. c'est pas une course comme les autres qui s'y déroule… Ce jour là, c'est EMBRUN…

5h59'59" du matin. La planète terre s'arrête de tourner. Le monde du triathlon retient son souffle. 4000 spectateurs sont silencieux sur la digue pendant cette dernière seconde… Tu as 816 heures d'entrainement au compteur qui défilent devant tes yeux en une fraction de seconde. C'est maintenant que tout ce travail va s’achever… PAN. Non.. C'est pas l'ouverture de la battue. C'est le départ du 34ème Embruman.

Cette natation dans la nuit procure autant de spectacle aux spectateurs qu’à nous même… une sorte de schizophrénie s’empare de nous: on est spectateur de notre propre spectacle... Spectateur immergé de cette digue submergée de supporters d'insomniaques. C'est magique. J’apprécie le moment.

Une natation correcte où je suis resté concentré me permet de sortir de l'eau avec Vistica & Del Corral. Notre groupe de cailloux ascendant enclumes sort avec un peu plus de 5 minutes de retard sur la tête. Qu’importe, je suis avec les favoris... C’est maintenant que ça se joue. Il reste 230km de course...

À la sortie de l'eau, cette montée est magique… J’apprécie le moment.
J'ai mes Nines venus en nombre qui m'attendent haut parleur à la main au milieu de ce public. On se croirait sur le tour... C'est phénoménal.

Puis on tourne à gauche, et là... C'est plus pareil. La course commence. Fini les spectateurs, exit les mégaphones. On est seul entre nous à se faire la guerre. Et je suis le premier à relever le pied me contentant d'un tempo à 360-375watts. Il reste 229km… Je ne suis pas joueur. Et apparement eux… le sont beaucoup. Ils s’en vont loin. Très loin… Et vite… Très vite.

Je me retrouve seul… C’est loin derrière, c’est loin devant… On a fait 15kilomètres… Et je me dis « Ma Nine… tu pars pour un looooong moment de solitude ». La descente technique permet d’apprécier les premiers rayons de soleil de cette longue journée…
Des rayons de soleil qui viennent te bouleverser le champs de vision en sortie de virage, qui te permettent donc grand nombre de suspens où tu manques de t’en mettre une à chaque virage en sortant au raz du raz. Qu’importe, les freinages sont minimalistes, j’ai pas l’temps de niaiser…

Au 40ème kilomètre, me voilà de retour à la civilisation… Ces supporters que l’on a abandonné 40 kilomètres plus tôt sont tous là… Et à nouveau… Tu profites comme jamais de l’instant magique qui s’offre à toi. Tu en as presque des frissons… Tu as une foule de chaque côté de la route, c’est énormissime... Puis à nouveau, tu tournes à gauche… Et là… C’est plus pareil… La course recommence… Fini les spectateurs, exit les mégaphones… Je suis face à moi-même à me faire la guerre… C’est loin devant et loin derrière.

Un peu avant l’izoard j’aperçois un type qui me revient petit à petit dessus.. C’est Jean-Eude Démaret… Il m’accompagne jusqu’à l’izoard… Puis s’en va… Dans l’ascension son allure irrégulière le mène à la faute… Je reviens dessus et j’en profite pour m'en débarrasser aussitôt. Je bascule seul. C’est loin devant… et de nouveau loin derrière.

La descente de l’izoard est rapide… ça descend à 90kmh. J’ai le cerveau enclenché sur le mode « COURSE »… Pour des questions de fiabilité et de confiance, j’ai l’ABS et l’anti-patinage déconnectés… C’est dire si je suis chaud…

Puis tu apprécies la partie de ‘transition’ sur le parcours parce que tu sais que la prochaine échéance c’est le mur de Champsella…

On y est… il est là ! le voilà qu’il se dresse face à moi. J’ai mon troupeau de Nines, mégaphone à la main qui me hurle dessus… Je les entends, je cherche la voix du coach qui me dit de monter moins fort pour visser au sommet… Je tourne les cannes, je me sens bien… L’instant est magique. J’apprécie le moment. (vidéo en fin de news)

Me voilà à Embrun… On est au 180ème, il reste 5km de montée… La côte permettant de remonter au village puis l’enfer final : le Chalvet. Je ne me fie qu’à mes watts et ma cadence… Je reste concentré jusqu’au sommet sur ce que j’ai à faire… Depuis le 80ème je suis seul… Je n’ai pas débranché, et ça ne va commencer maintenant… le Sommet pointe son nez… Dans la dernière descente, le cerveau passe du mode course au mode… OFF. C’est dangereux, ça va vite, mais c’est sensationnel.

Je rentre au parc en 9ème position… après 6 heures en selle…

À T2, je prends mon temps pour souffler un coup en me changeant pour le marathon… On enfile un haut sec, une paire de manchon, une ceinture avec des gels… Et c’est parti… L’objectif est de passer le marathon en 3h15-20… pas au delà… sinon le top10 s’en va pour moi…

Je pars sur des bases élevées pour rentrer sur les 7&8èmes hommes que je vois devant moi… je passe 8ème, puis 9ème, puis 8ème, puis 9ème, puis re-8ème…
Partir à 15 à l’heure, c’était une mauvaise idée… je paye l’effort, je plafonne à 13… Mais je repasse 8ème...
Place que je garderais jusqu’à la ligne grâce à mon acolyte du jour… Un barbu…. Je me le suis récupéré à la fin de mon tour, lui sortant du parc à vélo : il est légèrement moins entamé que moi… Et on s’aide à tour de rôle en s’empreignant du rythme de l’autre…
Au km37 je trébuche dans la partie en terre, il me relève, on repart ensemble à 14 à l’heure jusqu’à la finishline… Cet homme c’est le dossard 127… Cet homme c’est un type sympa comme pas permis… On se check avant l’aire d’arrivée… Lui repart pour un tour, j’abandonne ce compagnon à poil long… « bonne fin de course, Christophe ». et à ce moment c’est le bonheur… C’est ce bonheur que j’étais venu cherché… je l’ai trouvé… Celui de l’accomplissement… Le bonheur il est là. A cet instant. Ni avant, ni après.… Tu n’as plus qu’à partager ce moment… C’est magique j’apprécie le moment... Je fais durer le plaisir, en jouant avec le public...

Je franchi à la 8ème place la ligne de cet IRONMAN mythique qu’est EMBRUN… Puis une fois la ligne passée, le cerveau réenclenche le fusible douleur… Tout s’arrête : les jambes me lâchent puis les nerfs lâchent… Puis C’est terminé.

C’était magique. J’ai apprécié le moment.
Jé Meat'Pie, le Frère de Charlotte Morel qui n'a pas besoin d'elle pour exister.

(photo : Activ'images)

LIVE pendant la course dans le mur de Champsella :



INTERVIEW veille de course par TRIMAX Magazine :


INTERVIEW d'après course par TRIATHLÈTE MAGAZINE :

 


02/08/2017

EMBRUNMAN, J-13... Chaque jour un peu plus proche

posté à 11h24 dans "News perso"

Salut les Nines,

putain... J'ai peur.
Voilà.... La news aurait presque pue s'arrêter ici...
mais voici l'explication... Je viens de recevoir mes nouvelles Huaka (by Hoka oné oné). Je viens de recevoir ma tenue de course Z3R0D 2 pièces ... je viens également de recevoir ma nouvelle paire blanche et bleue de Bollé, neuve,....Je viens, aussi, de recevoir mes barres POWERBAR ...

Au début je pensais que c'était pour mon anniversaire, super, merci les gars...
Puis en fait...tous m'ont accompagné leur colis d'un gentil mot d'amour m'encourageant pour un certain 15 août : "Sois fort mon Garçon", "Bon courage", "Ne t'inquiètes pas... Ca va durer que 3h30... Après les premières 6h30"... et je vous en passe des meilleures : "La souffrance n'est que temporaire"... Hein?!

Putain les gars ? Y'a quoi le 15 aout ?

Alors, pour couper le suspens j'ai vérifié la Start List de l'embrunman.. Roof la vache... Quelle surprise : Je suis inscrit... m*rde!

Alors je me suis repris : Je viens de monter mon vélo spécial conditions d'Embrun hier soir tard. J'ai cassé les burnes à ROTOR à 11h du soir pour démonter le pédalier et placer mon 36 dents : Prêt à grimper aux arbres...

Rendez vous dans 13 jours. On y va pas pour être ici...

Jé Meat'Pie

 

Continuer à voir la prépa en live sur instagram->


31/07/2017

JT du triathlon - Le journal télévisé du triathlon...

posté à 10h10 dans "News course"

Salut les nines,
Si la prépa se passe bien, il faut bien également décompresser un peu... on revient sur les news du mois de juillet dans le numéro 7 tout juste en ligne..

je vous laisse le soin d'apprécier, de commenter, de partager, et de nous faire vos retours pour que l'on puisse toujours améliorer !

La bise à tous,
A bientôt pour de nouvelles aventures chocolatées.


 

journal du triathlon


24/07/2017

21 jours , 11 heures , 28 minutes - EMBRUNMAN nous voilà.

posté à 17h44 dans "News course"

Salut les Nines,

et dire que c'est par là que tout a commencé. En 2012, cette vieille Marçouille qui me pari un embrunMAN sans préparation... Et voilà où nous en sommes...

Dans 22 jours, je serai au départ de l'EMBRUNMAN pour en découdre pour le top10... La dernière ligne droite est là.

Demain matin, quand mon réveil sonnera pour aller travailler... Il me restera pile-poil 21 jours, sans minutes complémentaires... Et j'ai déjà cette sensation qui est comme un mélange d'adrénaline et de motivation. Cette sensation qui picote quand tu y penses, et que tu tombes une dent sur la cassette pour la faire passer.

Suivez cette ultime ligne droite sur instagram, quotidiennement...
Attention,
C'est parti.
A de suite pour de la news chocolatée.

Jé Meat Pie

 

www.instagram.com/je_meatpie


10/07/2017

Victoire sur l'ironman70.3 Muskoka - avec deux lignes jaunes.

posté à 23h27 dans "News course"

Salut les Nines, tabernacle.

Ce week end, j'étais en terre canadienne pour couper du bois. Et autant te dire, que j'en ai coupé du bois ma Nine.

IRONMAN70.3 Canada, me voilà. Bienvenue en Ontario. Le trou du cul de la planète terre.
Y'a rien. Les paysages sont les mêmes depuis l'époque des dinausores : des sapins, des lacs, et quelques ours résistants, qui ne se sont pas encore fait niquer par Trump.
Au milieu de tout ça, toute droite, bien rectiligne, y'a de la route... Elle est large cette route. Genre très large. Et au milieu de la route, y'a deux lignes jaunes. Et ça, ça fait tout, Nine.

Nan, mais faut le dire ! Parce que la photo de cette route vierge d'utilisation au milieu de cette zone vierge de civilation : et bah, avec deux lignes blanches, elle était dégueulasse. Mais ils sont malins et fort en marketing ! Ces deux lignes jaunes, elles font tout, et ils le savent, alors : pour le style ils ont ajoutés des petites bosses... beaucoup de petites bosses... Beaucoup trop de petites bosses... Et raides en plus, Mother fucker.

Ça y est ? Vous voyez le décor ? Bon.. Et à ça, vous imaginez les deux bon gros pêcheurs barbus, au milieu du lac, avec leurs chemises à carreaux, tous deux dans un kayak d'indien... Qui pêchent du saumon... Et vous avez le cliché, c'est ça l'Ontario.


7h00, coup de canon.. C'est parti. On y est.
7h09, mais qu'est-c'il fout d'zont c't'abruti sans bois de caribous à lacher'l'group' tabernacle ?! (Traduction : c't'emplatre il lache le groupe comme un morceau de macabre).
7h10, je recolle.
7h15, on rentre dans le canal... Tel des saumons... en fait Nine, c'est une étape en ligne en natation ! On remonte le canal ! C'est parti pour la nage a contre courant... Je fais la natation de ma vie, avec les sensations de ma vie... Mais forcément, le chrono ne veut rien dire...
7h29, pays de merde. Je vois les gouttes qui viennent s'ecraser sur l'eau... Oui, il pleut au mois de juillet.
7h30. Je parle a mon vélo... "qu'est-ce qu'on est venu foutre ici ? Pays de m**de, p**ain de pluie de... Etc" et je t'epargne les secrets plus authentiques confiés à ma tronçonneuse a pédale..

94km d'enfer nous tendent les bras... 4km de rab. T'es un bûcheron ou t'es pas un bûcheron ?!

Ça monte raide, ça descend raide, ça monte raide, ça descend raide, ça monte raide, ça desc... T'as compris le truc quoi... Mais y'a deux lignes jaunes au milieu de la route Nine...
Et ça, ça biche.

Le cardio s'emballe explose puis repose, explose puis repose , explose puis... Ouais t'as compris le truc aussi quoi...
et là, je vois le panneau 5km. Huch. Ça va piquer.

le parcours change de direction... Surprise du chef... Fini la grosse route.. Les routes sont defoncées, toujours aussi raides de montée, raides de descente, toujours sans un mètre de plat... Mais rassurons nous : y'a les deux lignes jaunes, Nine...
et ça, Ça biche.

la deuxième partie du parcours retourne sur les grands axes... Et, en tant que bûcheron amateur, j'apprecie plutôt le bois que nous avons à découper... On peut emmener avec force, la route s'est élargie, les bosses sont moins raides et permettent de ne pas lâcher la position aero en moulinant bien... Et je suis rassuré : d'abord, parce qu'il y a deux lignes jaunes par terre, donc ça biche, et deuxio, je vois au loin un homme avec une voiture réalisant un super spectacle de son et lumière... Sans son. Y'a juste des gros giros' à la ricaine quoi.

il m'aura fallut 83km pour revenir sur la tête de la course... C'est dire s'il a fallut tourner de la chaîne à couper du bois un moment...

11km plus loin, me voilà arrivé au bike Park, qui comme l'Ontario, est vierge de toute cyclopédication... Pardon, pas bike Park : à "l'aire-de-transition-où-sont-entreposés-les velocipèdes-des-athlètes" comme ils diraient dans la région du Québec. Mais là Nine, t'es en Ontario. Et en Ontario, c'est le "fuckin Bike Park" à la fuckin' 'Ricaine.

Bréf, à ce moment... Welcome to the zone-où-tu-te-dis-"aie-je-sais-pas-comment-ca-va-le-faire"... Nous y voilà. Certes, mon doigt de pied cassé ne fait absolument plus mal et je le sais... Mais... ce qui m'attend sur la partie a pied est un flou total au vue de la prépa ...

mais bon, à cet instant, tu bâches la question... Parce qu'a cet instant tu arrives au coeur de la ville... Une ferveur à la ricaine sur 500m de montée sur le boulevard principal 'ricain... Cloche, hurlement, youyouyouyouyouh', "well work budy", et autre "looking good", ou 'go go go go go' éradiquent toute question.

Alors, j'ai suivi un conseil martiniquo-varois :
"Bwarf, vas y et vois après si ça passait".

la montre affiche 17 a l'heure sur les 3 premiers kilos. Là, je me dis que le conseil peut éventuellement s'avouer défavorable. Je relâche un peu pour éviter une explosion a base de fracturation hydrolique du palpitant.

20 kilomètres plus tard, dernier kilomètre, avg pace : 3'45 m'indique la montre... Je n'ai plus qu'à suivre les deux lignes jaunes qui remontent à l'arrivée...
Nine.. l'histoire se termine ainsi.
Je remporte l'ironman70.3 Muskoka Canada.
Ça biche. Enfin, ça caribou, du coup.

À bientôt pour de nouvelles aventures chocolatées, avec deux lignes jaunes... Parce que ça fait la diff. C'est marketing.

jé Meat'Pie.

Nb :petit mot à Ju' l'Aiguille, mon acolyte du jour qui s'est fait piqué ses gels dans le parc a vélo... Et faire un triathlon sans ravito, c'est comme aller couper un arbre à la scie sauteuse: ça passe pas. Finisher quand même.. t'es bûcheron ou t'es pas bûcheron ?! Bam.
Du côté du ranking, le classement reste le même puisqu'il n'y avait pas de points a engranger

 




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